vendredi 16 février 2018

Deux secondes en moins, pas seulement pour les ados ?

On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire 

mais parce qu'on a envie de dire quelque chose. 

Emil Michel Cioran


 Marie et moi continuons à découvrir les chroniques des lecteurs adultes touchés par le roman.
Je les partage ici car vous l'avez sans doute compris, Deux secondes en moins tient une place particulière dans mon coeur.


Les écrivains mettent une sonde au coeur du monde, Marie Corot et Nancy Guilbert ont sondé le coeur de deux adolescents blessés par la vie, sauf que leur roman s'adresse à tout le monde, et c'est là une de ses très nombreuses qualités.
C'est un véritable coup de foudre qui s'est opéré en moi dès les premières lignes de Deux secondes en moins. Mille merci donc à Babelio et aux Éditions Magnard de m'avoir proposée cette merveilleuse lecture. L'âge n'a rien à voir dans le plaisir des bons textes. En voici la preuve.
Il y a très très longtemps que je n'avais pas fait l'ascenseur émotionnel avec un livre, et pourtant, dans mes mains, le nombre de livres qui passe chaque année est très grand. Mais d'une telle qualité, je n'en découvre qu'un par an, deux... peut - être...
S'il vous plaît, ne réservez pas cette histoire au public adolescent, ce serait une erreur, car les deux voix adolescentes qui s'y racontent, qui disent la douleur, et toutes les étapes par lesquelles l'adversité les oblige à passer, c'est celle de tous ceux qui traversent un grand drame.
A quinze ans, à trente, à quarante (etc...) le travail d'acceptation, de deuil, en passant par le déni,  par la révolte, entre autres étapes... se fait pareillement.
Deux secondes en moins est donc un texte universel.
Comme autre élément intéressant il y a la musique, elle est LE miroir de ses deux vies intérieures cassées, et parce qu'elle est thérapeutique, elle les maintient dans l'action,  dans la concentration, dans l'échange, dans l'instant présent, dans le plaisir, dans le vivant. Grâce à quelques " magiciens " dont je ne dirai rien, car je ne spolie jamais mes lectures, on découvre, une fois de plus, que l'art maintient là, ici et maintenant, loin du néant.
Le grand mérite de cette histoire est également de nous rappeler l'espace de confiance dont ont besoin les adolescents. Nous les adultes voulons qu'ils vivent à notre rythme, ne les écoutons qu'au minimum parfois,  et ne sommes souvent pas à même de mesurer les poids qui les écrasent. Marie Colot et Nancy Guilbert ont travaillé leur sujet. Grâce à elles, leurs personnages, qui s'expriment à la première personne, en alternance, (Marie C. pour Igor et Nancy G. pour Rhéa) ont une capacité d'analyse des rapports humains étonnante et subtile.
Aucun pathos, aucun moment mièvre n' est à relever. Ces dames ont la classe pour tricoter leur histoire qu'elles servent très délicatement  grâce à  une narration fluide, une plume vive et intelligente. Pas un mot de trop, tout est juste, leur écriture est réaliste et parle directement à notre conscience. Bravo !
Vous l'avez compris, une grande émotion maintenue tout le temps de la lecture est ainsi la trame principale de cette histoire marquante et bouleversante à faire circuler absolument autour de vous car Marie C. et Nancy G. ont tout simplement signé un livre ... le chant de la Vie.
Et on en a besoin,  à tout âge ! "
Agnès Vinot
Pseudo Babelio ANLIXELLE


En librairie <3

(extraits choisis pour ne pas trop dévoiler l'histoire)
(...) A partir de cette rencontre, on va suivre tantôt Rhéa, tantôt  Igor. La musique adoucit les mœurs dit-on, ici elle va être le catalyseur de toutes les émotions et va être d’une grande aide à la guérison.
J’ai aimé vivre  la tristesse, le chagrin, la colère, la désespérance toutes ces émotions démultipliées parce qu’elles sont vécues par des adolescents qui les ressentent puissance dix. Les auteurs ont un véritable talent pour nous transmettre ce délicat passage entre l’enfance et la vie adulte dans des circonstances dramatiques. Heureusement qu’elles manient aussi bien l’humour et Obama le perroquet était bienvenu pour faire redescendre la pression. Le personnage de Fred est formidable et on souhaiterait  pouvoir avoir un Fred dans nos vie, tant il est soutenant et bienveillant. Son côté zen (...) nous le font aimer, pas uniquement  lors de la transmission de son savoir en tant que professeur de musique mais surtout dans cette volonté de les aider à passer ce cap si difficile. (...) La couverture avec ses touches de pianos prend tout son sens dans ce roman qui chamboule et nous fait retomber sur nos pieds en douceur. (...) 
Un magnifique roman qui s’adresse tout autant aux adolescents qu’aux adultes car je pense qu’il a plusieurs niveaux de lecture.

Edit de 16h, Sur le blog Notes de la bibliothèque
(...)
Même si ce roman s'adresse en priorité aux adolescents, leurs parents ne seront pas insensibles à ce récit, où tour à tour, Igor et Rhéa prennent la parole pour nous confier leur mal-être, la difficulté à supporter le regard des autres, leur relation tendue avec leurs parents. Une leçon d'espoir portée par une belle écriture. Merci aux éditions Magnard Jeunesse et Babelio de m'avoir permis de lire ce roman.

mardi 13 février 2018

Deux secondes en moins : premiers retours

Le roman est sorti aujourd'hui en librairie !

Nos exemplaires concrétisent la fin 
d'un long moment d'écriture, 
que Marie exprime sur son blog, ici ,
en détaillant les coulisses d'écriture.

"C’est ça la magnifique aventure de l’écriture à quatre mains : sortir de sa zone de confort et de ses habitudes de création, remettre en question son texte et l’améliorer, toujours, grâce à l’autre. C’est partager son quotidien d’écriture, ses aléas, ses découragements et ses emballements, même à distance. C’est s’envoyer des centaines de mails et textos. C’est aussi prendre soin des personnages, leur faire endurer le pire et leur redonner espoir, pleurer et rire avec eux, ensemble, encore une fois. Au cours de ces mots partagés, nous avons formé un beau duo, avec pour fond musical Schubert. Nous nous sommes prises par la main. Un peu comme nos personnages et de façon si différente pourtant." (c)Marie Colot

  Grâce à vous, lecteurs, c'est aussi le début d'une autre aventure,
de rencontres et d'échanges.




Un roman bouleversant, où un perroquet, 
le « thé des Sages », l’amitié et les mots apportent une douceur salutaire.
(Ed. Magnard)



Cette semaine, nous avons découvert les premiers retours, 
par SMS, mail, FB.... ou en direct.
Des mots qui touchent infiniment.


Merci à vous qui allez permettre à ce roman de suivre sa route.
Merci aux Editions Magnard qui lui ont permis d'exister.


Interview de Marie pour la télévision locale <3


Très beau roman à deux voix et à quatre mains, sensible et bouleversant, sur le dépassement de soi, sur la quête d’identité et sur la renaissance après un drame.

* #Coup de coeur unanime des ados lecteurs de la librairie L'Echappée Belle 
Ce livre se lit très vite et nous accroche dès le début de l'histoire. On s'attache aux protagonistes qui essayent de gérer au mieux leurs drames respectifs. Je les ai trouvés très humains dans leurs sentiments et dans la façon dont ils affrontaient leurs problèmes. J'ai trouvé l'histoire très belle et le côté musical m'a beaucoup plu. J'ai adoré le personnage de Fred  qui représente le bonheur mais surtout la vie. Le lien qui se tisse entre les personnages au fur et à mesure est très intéressant car il nous montre leur évolution. Deux secondes en moins est un livre sur l'espoir qui nous emporte dans sa mélodie.
Manon

Ce que j'en ai pensé : Ce livre m'a fait réfléchir sur les épreuves qu'on peut traverser dans la vie. Que même si c'est difficile il ne faut pas se laisser abattre et continuer à avancer malgré tout. Il y a des illustrations simples qui ponctuent le récit et apportent un plus. Au final j'ai bien aimé ce livre et je vous laisse le découvrir pour vous faire votre propre opinion.
 Ann-Aël.

Ce livre est fort en émotions. On ne peut pas forcément s'identifier aux personnages; sauf si on a vécu quelque chose de semblable, mais on apprend à les connaitre, à les cerner, et on s'y attache. On les découvre peu à peu, on découvre leurs histoires. Des histoires touchantes, mais "qui n'arrivent qu'aux autres". Jusqu'à ce que ça nous arrive à nous. L'écriture aussi, et le fait qu'il a été écrit par deux auteurs rajoute encore plus de plaisir de lecture.
Je l'ai lu très vite, il se lit très bien.
 Anoush

* Une lectrice : " J'ai passé deux soir merveilleux en compagnie d'Igor et de Rhéa. De l'émotion à chaque page, les larmes aux coins des yeux et ouf, merci Obama (le perroquet, ndla) de nous faire éprouver un petit fou-rire pour faire baisser la soupape. Votre livre est simplement magnifique ! J'ai beaucoup aimé l'articulation alternant les points de vue à chaque chapitre. Et vos personnages...Tous ont une âme magnifique. Merci pour ce livre poignant, interrogatif aussi et qui retranscrit si bien les émotions de chacun. C'est un vrai coup de coeur en toute objectivité."


Edit du 14 février, sur le blog de Pauline, Entre les Pages :


Deux secondes en moins est écrit à quatre mains. Nancy Guilbert et Marie Colot se sont rencontrées lors d’un salon et ont désiré travailler ensemble. Leur roman s’inspire de deux drames qu’elles sont traversés. Igor et Rhéa se partagent la narration. Marie a écrit Igor, Nancy a écrit Rhéa. Dès les premières pages, le lecteur ressent à quel point les auteures voulaient et avaient besoin de mettre des mots sur ces tragédies violentes et inattendues. Il faut supposer que l’exercice a été aussi difficile que beau. Le texte est d’ailleurs emprunt d’autant de douleur que de lumière. Ces deux éléments se côtoient à chaque page et chaque page vit grâce à des mots minutieusement choisis pour leur sens, leur poids, leur rayonnement. Des ondes de tristesse et de colère envahissent l’âme pendant la lecture, évidemment. Mais leur pouvoir n’est rien face au courage et à l’espoir qui tiennent toujours bon dans cette joute. À eux s’associent la musique, la générosité, le partage, l’écriture. Pour accepter, pour faire le deuil – d’un être cher ou d’un visage, pour sortir d’une spirale aux tendres pièges et vivre. Vraiment. Car l’existence peut changer extrêmement rapidement, oui, mais cela n’est pas toujours synonyme de fin, et parce que sa préciosité et les choix qu’elle offre n’en sont alors que plus vibrants. Les émotions sont aussi nombreuses que fortes le temps de cette entreprise éxutoire dans un sens et édifiante dans l’autre.

jeudi 1 février 2018

Deux secondes en moins

Le premier post de l'année sera d'abord pour vous remercier, 
chers lectrices et lecteurs de ce blog, 
pour vos adorables messages, SMS, mails et courriers.

2018 sera une année porteuse de projets 
qui me tiennent profondément à coeur.

Le tout premier est un roman ado que je vous présente avec émotion.


Il est publié aux éditions Magnardcoécrit avec Marie Colot,
et sera en librairie le 13 février.
Nous l'attendons avec une immense impatience.

Son thème touche et interpelle
ceux et celles à qui nous en avons parlé.
Il dérangera peut-être,
pourtant nous sommes convaincues qu'il est nécessaire.



Mon personnage, Rhéa, s'est imposé suite à deux drames vécus à trois mois d'intervalle au lycée de ma fille.
Deux drames auxquels personne n'était préparé, deux drames qui ont parfois réveillé des blessures ou des souvenirs douloureux chez les professeurs et les parents, deux drames qui ont brutalement confronté des ados à la mort, bousculé leurs certitudes et les ont fait sortir de l'apparente nonchalance de l'adolescence où l'on se croit invincible.
N. et T. avaient 15 ans, ils étaient sensibles, artistes et remplis de talents.
Marie portait en elle l'histoire d'un adolescent au visage défiguré auquel le piano redonnerait espoir. J'ai aimé Igor, son personnage, à la seconde où elle me l'a décrit.

Depuis quelques mois, nous souhaitions écrire ensemble sur le mal-être adolescent : le 17 octobre 2016 et le 12 janvier 2017 nous y ont précipitées de force.
Ce fut, malgré le contexte, un merveilleux moment d'écriture à quatre mains.
photo (c) Marie Colot

La fantaisie de Schubert nous a suivie pendant des mois.


Nous avons voulu ce roman réaliste, sincère et porteur d'espoir.

Je le dédie 
à tous ceux qui ont été percutés par ces drames,
et à vous, lecteurs, qui déciderez d'aller à la rencontre d'Igor et de Rhéa.

 Leur mémoire de N. et de T. continue à vivre dans ces pages,
et la lumière est au bout du chemin, même si...

Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout

Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions
Qui ne tiennent pas debout

Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant

Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants

Mais pas comme avant [...]

Evidemment, France Gall et Michel Berger, 1987.

*Janvier 2018*

Et déjà, un avis sur Vaux livres, ici :
Une belle et douloureuse expérience de deux adolescents 
extirpés d’un trou noir et du silence par la musique et un professeur exceptionnel.

vendredi 22 décembre 2017

Douces et pétillantes fêtes



Hier c'était le premier jour de l'hiver,
Aujourd'hui, mon blog se met en pause.


Aux lectrices et lecteurs de ce blog,
merci pour vos mots délicieux, humoristiques,
émouvants, poétiques et chaleureux,
et pour votre soutien inconditionnel !

*Rendez-vous en 2018*

D'ici là, prenez bien soin de vous 
et de ceux que vous aimez.
Je n'oublie pas ceux dont l'année fut difficile
et je pense à eux <3

A très vite et bonnes vacances aux petits lecteurs !


Photos personnelles, Lille, 2017






Un grand merci aux petites lectrices pour leurs voeux 
et leurs messages <3




L'illustration de la carte de voeux est de Pascal Campion.